lundi, octobre 12, 2009
Le président iranien se rendra fin novembre au Brésil
La visite du président est destinée à discuter des relations bilatérales et internationales, a déclaré Mir Qussem Momeni, chef de l'Association d'amitié Iran-Brésil.
Les deux parties devraient examiner également les questions économiques et culturelles et les moyens de renforcer leur coopération sur les scènes régionale et internationale, a précisé M. Momeni.
"Le développement des relations avec le Brésil sera utile pour le règelment des questions entre l'Amérique latine et le Moyen- Orient, compte tenu du rôle joué par le Brésil en Amérique latine et du rôle de l'Iran au Moyen-Orient", a affirmé Momeni.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait déclaré en septembre que l'Iran et le Brésil pouvaient jouer un rôle plus important dans l'établissement d'un nouvel ordre mondial.
L'Iran a renforcé sa particpation à des projets en Amérique latine après l'arrivée au pouvoir de Ahmadinejda en 2005.
Source: xinhua, quotidien officiel chinois
Londres ordonne de rompre les liens financiers avec deux sociétés iraniennes
LONDRES — La Grande-Bretagne a ordonné à ses établissements financiers de mettre fin à leurs transactions avec deux sociétés iraniennes, la banque Mellat et la compagnie Shipping Lines, a annoncé lundi un porte-parole du ministère des Finances.
La banque Mellat a fourni des services à une organisation "reliée aux activités sensibles de prolifération en Iran" tandis que la compagnie maritime Islamic Republic of Iran Shipping Lines a "transporté des biens à la fois pour les programmes de missiles balistiques et nucléaires", selon une déclaration écrite de la secrétaire d'Etat au Trésor Sarah McCarthy-Fry transmise lundi à la chambre des Communes, chambre basse du Parlement.
"Les institutions financières et de crédit ne pourront plus mener de nouvelles transactions ou relations commerciales avec ces sociétés, ni poursuivre (les relations existantes) sans y avoir été autorisés par le Trésor", souligne la ministre.
"Nous ne pouvons ignorer les activités spécifiques menées par des sociétés iraniennes dont nous savons qu'elles facilitent une activité jugée inquiétante par l'Onu, surtout si de telles activités peuvent potentiellement affecter les intérêts du Royaume-Uni", a-t-elle poursuivi.
Le porte-parole du Trésor a précisé que ces nouvelles mesures n'étaient pas liées aux derniers développements dans le dossier nucléaire iranien, notamment la découverte d'un nouveau site d'enrichissement d'uranium situé près de Qom, et dont l'existence a été révélée fin septembre.
Le Foreign Office a de son côté expliqué que cette décision avait été prise dans le courant de l'été. Elle n'a été annoncée que lundi pour coïncider avec la rentrée parlementaire, selon le ministère.
Le Royaume-Uni fait partie, avec l'Allemagne, la Chine, les Etats-Unis, la France et la Russie, des six pays qui négocient avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé.
Les représentants de l'Iran et de ces six pays se sont retrouvés le 1er octobre à Genève pour reprendre les négociations sur le dossier du développement nucléaire de l'Iran interrompues depuis juillet 2008.
Une nouvelle réunion entre Téhéran et les Etats-Unis, la France et la Russie est prévue le 19 octobre à Vienne, a annoncé le directeur général de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei.
Les enjeux régionaux du rapprochement turco-arménien
Jusqu'à maintenant, l'Arménie incarnait le ventre mou mais incontournable du partenariat russo-iranien. Une Arménie avec le Haut-Karabakh et en froid avec la Turquie servait les intérêts de l'Iran et de la Russie. En cas de normalisation turco-arménienne, l'Iran verrait son flanc septentrional affaibli car les Iraniens voient dans la poussée turque au Caucase le bras de l'oncle Sam. En même temps, l'Iran n'a pas renoncé à participer à Nabucco. En cas de règlement de la crise du nucléaire iranien, Téhéran pourrait se laisser tenter d'alimenter Nabucco via l'Arménie et la Turquie.
LEMONDE.FR | 12.10.09
Total prêt à reprendre le travail sur le site gazier iranien de South Pars
AP | 12.10.2009
Le groupe pétrolier français total est prêt à reprendre le travail sur la "Phase 11" du gisement gazier de South Pars, peut-être en coopération avec la société chinoise CNPC, sur un projet jugé essentiel pour doper la production de gaz naturel en Iran, a annoncé lundi un responsable iranien.
Total a annoncé "être prêt à travailler comme partenaire avec une compagnie chinoise dans la phase en amont (exploration et production)", a déclaré Reza Kasaizadeh, directeur de la Compagnie nationale iranienne d'exportation du gaz, cité par la télévision publique.
Il n'a pas cité le nom de la société chinoise, mais il ne fait guère de doute qu'il s'agit de la Compagnie pétrolière nationale chinoise (CNPC), seul partenaire étranger actif dans cette phase du projet. Reza Kasaizadeh a précisé que Total a déjà entamé des négociations avec ladite firme chinoise, et devra apporter des "garanties sérieuses pour une participation sérieuse" au projet.
La nouvelle pourrait marquer un changement dans l'implication du groupe français après l'annonce par les médias iraniens en juin de la signature d'un contrat entre Téhéran et la CNPC pour développer cette phase d'exploitation du gisement. Ce qui signifiait en clair que le projet était retiré à Total.
La phase 11 comprend la production de 50 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour et une installation intégrée dotée d'une capacité de production de 10 millions de tonnes par an de gaz naturel liquéfié.
L'implication de Total était jugée essentielle pour la réussite du projet, dont le coût a été révisé à la baisse à huit milliards de dollars (5,4 milliards d'euros), car les Iraniens ne disposent pas de l'expertise technique pour une opération de cette taille. Les compagnies chinoises ne possèdent pas non plus le savoir-faire technique des grands groupes pétroliers occidentaux. AP
Le persan sur Google Traduction
samedi, octobre 10, 2009
L'économie iranienne va mal
La somme prélevée serait d’au moins 38 milliards de dollars, c’est-à-dire deux fois supérieure aux capitaux propres des banques qui sont moins de 20 milliards de dollars.
Le rapport parle également d’une dette publique aux banques sans préciser son montant(sans doute 30 à 60 milliards de dollars en 2007).
En effet, pour forcer Téhéran à cesser ses activités nucléaires, les Américains ont mis en place en septembre 2006 des sanctions interdisant à leurs partenaires financiers ou commerciaux d’investir en Iran. Ces sanctions ont lourdement pénalisé l’économie iranienne.
L'Iran ne vend pas ses barils d'hydrocarbures sur le marché, mais longtemps à l’avance à prix sacrifiés via des contrats buy-back. Les revenus pétroliers iraniens sont donc moins élevés que ce qui aurait du être espéré compte tenu des prix du marché.
Faute de liquidités, l'Iran a supprimé les allocations en nature, les subventions sur le prix du carburant pour les particuliers ou encore les budgets de maintenance des équipements du transport. La situation est également à l'origine des licenciements en masse dans les grandes entreprises industrielles essentiellement publiques.
En octobre 2009, les Pasdaran qui avaient acquis en 2002 les phases 15 et 16 du gisement Pars sud ont du procéder au licenciement de 6000 personnes.
Les aciéries d’Ispahan sont aussi en panne d’employés (et aussi en panne de production). Les raffineries de Bandar Abbas ne produisent plus de goudron et ni d’essence.
La consommation quotidienne de carburant en Iran est d’au moins 80 millions de litres. Téhéran affirme qu’il peut produire 55% de ses besoins, soit 44 millions de litres, par ses propres moyens. Or, ce chiffre qui reste statique depuis 4 ans est loin d’être réaliste car il omet de prendre en compte le vieillissement des infrastructures que le régime a oublié d’entretenir depuis 30 ans.
Les chiffres des échanges commerciaux irano-européens en 2008 et 2009, publiés par EuroStat et repris par le principal quotidien économique iranien Sarmayeh (capital), font état de baisses alarmantes sur les 10 principaux partenaires européens de l’Iran.
Les exportations des produits iraniens (pétrole ou gaz compris) vers l’Europe ont enregistré une baisse de 45% en moyenne. L’Italie qui était le premier acheteur de produits iraniens a diminué ses achats de 1901 millions d’euros à 811 millions d’euros soit une baisse de 58% qui la rétrograde à la seconde place des meilleurs acheteurs de produits iraniens. Avec 884 millions d’euros, l’Espagne devient 1ère du classement malgré une baisse de 38% de ses échanges avec l’Iran.
Les suivants du classement sont : les Pays-Bas avec 690 M€ (soit -53%) à la 3e place, la France avec 395 M€ (soit -59%) à la 4e place, l’Allemagne avec 126 M€ (soit -32%) à la 5e place, la Grèce avec 79 M€ (soit -55%) à la 6e place, le Portugal avec 73 M€ (soit -85%) à 7e place, la Belgique avec 71 M€ (soit -24%) à la 8e place, la Grande-Bretagne avec 60 M€ (soit +13% [1]) à la 8e place et l’Autriche avec 31 M€ (soit -66%) à la 10e place.
Les échanges ont également enregistré des baisses dans le sens inverse. Au premier semestre de 2009, l’Iran a importé pour 1627 M€ de produits d’Allemagne, soit 25% de moins qu’en 2008 (baisse due à la réduction des garanties à l’exportation).
On dénote également une disparité de baisses dans les exportations et les importations, mais aussi dans les dépenses et revenus qui font état d’un déficit. L’Iran a non seulement perdu des clients en 2009, mais il s’est aussi endetté.
La tendance est visible dans les échanges avec d’autres partenaires européens (sauf pour les Pays-Bas). L’Italie occupe la seconde place avec 894 M€ (soit une baisse de 15% par rapport à 2008) et la France est 3e avec 775 M€ (soit -10%).
Suivent de la 4e à la 10e place : les Pays-Bas avec 266 M€ (soit -16%), la Grande-Bretagne avec 219 M€ (soit -14%) la Belgique avec 199 M€ (soit +11%), l’Espagne 179 avec M€ (soit -21%), la Pologne avec 50 M€, le Danemark avec 49 M€ et la Roumanie avec 45 M€.
Au cours du 1er semestre de cette année, Téhéran a au total dépensé 4303 M€ (au lieu de 4800 M€ en 2008) pour gagner seulement 3220 M€ (au lieu de 6500 M€ en 2008). On comprend pourquoi les Européens continuent à vouloir sauver ce régime en parlant de ses « modérés ».
Évidemment, ce ne sont pas les seuls revenus ou pertes de l’Iran car ce pays a aussi d’importants échanges avec la Chine, mais d’après les estimations en 2008 avec environ 8 milliards de dollars d’export et autant d’importation chinoise, la balance ne penchait pas en sa faveur. Téhéran a aussi un autre partenaire économique : les Emirats Arabes Unis qui sont exclusivement une plateforme pour acheter des produits prohibés par les sanctions. Les échanges entre l’Iran et l’extérieur qui étaient à peine rentables, sont devenus franchement déficitaires depuis cette année par la faute des sanctions bancaires américaines.
Résultats : en manque de devises, Téhéran ne paye plus ses petites factures (de quelques millions d’euros).
Sur le plan intérieur, ce déficit prend la forme de pénuries. Résultats : les prix montent et parallèlement l’envie de protester. L’inflation dépasserait les 60%.
Sanctions économiques : Position de la France
Reuters, Mardi 6 octobre, 20h45
Nicolas Sarkozy estime qu'il existe encore un "palier" de sanctions économiques envisageable contre l'Iran, que les pays occidentaux accusent de développer un programme nucléaire militaire, selon le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Lire la suite l'article
Dans un entretien à paraître mercredi dans Le Figaro, il évoque notamment une "restriction des flux financiers ou l'interdiction des exportations de produits sensibles", sans plus de précision.
"Il y a des négociations en cours à Genève. Nous espérons tous qu'elles pourront se conclure positivement. Il faut que l'on puisse avoir la garantie que l'Iran ne développe pas sa capacité nucléaire militaire", explique Claude Guéant.
"Si les négociations n'aboutissent pas, il faut tout faire pour éviter la guerre, et notamment une initiative de bombardements décidée par Israël. Pour éviter une escalade dangereuse, le président pense qu'il y a encore un palier à franchir dans le degré des sanctions économiques contre l'Iran", ajoute-t-il.
"Il n'est pas question de sanctions militaires. Il est possible d'aller plus loin dans la restriction des flux financiers, ou l'interdiction des exportations de produits sensibles", dit le secrétaire général de l'Elysée.
La question des sanctions éventuelles contre l'Iran divise les membres du gouvernement français.
Dans le droit fil des déclarations de Nicolas Sarkozy lors du G20 de Pittsburgh, le ministre de la Défense Hervé Morin estime qu'il faudra prononcer des sanctions contre l'Iran si ce pays refuse d'ici décembre de coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
De son côté, le ministre des Affaires étrangères a dit ne pas être "un fanatique des sanctions qui frappent le peuple".
Bernard Kouchner faisait notamment allusion à un éventuel embargo sur les produits pétroliers raffinés.
Laure Bretton, édité par Eric Faye
Manifestants condamnés à mort
Georges Malbrunot
Le Figaro, 10/10/2009
Cette condamnation serait la première depuis les manifestations post-électorales de juin dernier. L'Iran a annoncé samedi de nouvelles condamnations.
Actualisation, samedi 20 heures : L'Iran a annoncé samedi les trois premières condamnations à mort dans le procès des personnes liées aux manifestations de protestation post-électorales qui avaient plongé le pays dans une grave crise politique. Les condamnés n'ont été présentés que par leurs initiales. On ne sait donc pas si Mohammad Reza Ali Zamani, présenté comme le premier condamné, figure parmi ces trois hommes, bien qu'un homme portant les initiales «M.Z.» a été cité. Ces condamnations ne sont pas définitives, les condamnés peuvent faire appel auprès de la Cour suprême.
Mohammad Reza Ali Zamani a été condamné à mort pour son rôle dans le mouvement de protestation qui a ébranlé la République islamique, après l'élection présidentielle de juin, vient d'annoncer le site Internet réformiste mowjcamp.com. Il s'agit de la première peine capitale prononcée par la justice iranienne contre un des participants aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée le 12 juin de Mahmoud Ahmadinejad à la prési dence de la République. L'information n'a toutefois pas été confirmée de source officielle.
Réagissant immédiatement à cette annonce, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa «vive émotion». Elle «ternit encore l'image du régime», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay, qui a réaffirmé du même coup le soutien moral de Paris aux manifestants.
Mohammad Zamani fait partie des 140 personnes à avoir été renvoyées devant la justice, après les troubles du début de l'été. Son verdict lui a été annoncé lundi, après son transfert de la prison d'Évin, au nord de Téhéran, au Tribunal révolutionnaire. «Des aveux importants lui ont été extorqués», prévient mowjcamp. Selon un analyste iranien joint par téléphone à Téhéran, son avocat a fait appel, ce qui repousse l'application de la peine capitale.
Mohammad Zamani est membre de l'Association de la monarchie en Iran, un mouvement basé aux États-Unis mais interdit en République islamique. Il avait comparu le 8 août dernier devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, le même jour que la chercheuse française Clotilde Reiss, qui attend actuellement son jugement à l'ambassade de France. Zamani avait été accusé d'être un «mohareb» (en guerre contre Dieu) «du fait de son appartenance à cette organisation, d'avoir insulté les valeurs religieuses, de propagande contre le ré gime, et d'avoir agi contre la sécurité nationale».
Atermoiements
En août, l'agence semi-officielle Mehr rapportait qu'il avait «accepté» les accusations portées contre lui. Mais au procès, son avocat avait rejeté par avance de telles charges, faisant valoir que dans la mesure où il n'avait pas porté d'armes, on ne pouvait pas l'accuser d'être un «mohareb». Il avait demandé la grâce pour son client. Nul ne sait si cette condamnation sera confirmée par le régime, maître dans l'art de maintenir un brouillard autour de ces procès, mais «cet effet d'annonce» marque visiblement «un durcissement dans la procédure». «Les familles des détenus n'ont pratiquement plus de droits de visites, explique l'analyste précité. Les organisations de défense des droits de l'homme se plaignent de leurs conditions de détention, quant aux avocats, ils n'ont pas accès aux dossiers», poursuit cette source qui tient à rester anonyme.
Ce durcissement remonterait à quelques semaines. Mi-septembre, une vingtaine de prisonniers devaient être élargis, mais au dernier moment, la justice reporta leur libération.
Ces atermoiements s'inscrivent dans le bras de fer auxquels se livrent pouvoir et opposition, depuis la contestation post-électorale, qui n'est pas encore éteinte. «Le pouvoir se sert de ces dossiers comme d'une carte, poursuit l'analyste. Il ne peut pas libérer immédiatement les protestataires. Il ne peut pas les condamner à mort ; et s'il les condamne à deux ou trois ans de prison, ça risque d'envenimer encore la situation.» Après avoir relâché 140 détenus fin juillet, la justice en détient toujours près de 200, dont 50 «hommes politiques, des membres de groupes antirévolutionnaires et des étrangers». La seule personnalité politique à avoir recouvré la liberté est Saïd Hajjarian, l'ancien conseiller du président réformateur Mohammad Khatami. Mais l'homme est malade, et «il aurait bien joué sa partition» en faisant des aveux, minimise un diplomate occidental.
mardi, septembre 29, 2009
Le n°1 des télécoms en Iran cédé aux Gardiens de la révolution
TEHERAN (Reuters) - Un groupe d'investisseurs affilié aux Gardiens de la révolution, force d'élite du régime iranien, a pris le contrôle de l'opérateur public de télécommunications en rachetant 50% du capital plus une action pour l'équivalent d'environ 5,3 milliards d'euros, rapporte dimanche la presse iranienne.
Cette opération confirme l'influence croissante des Gardiens en Iran depuis l'élection à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, lui-même ancien membre de cette formation, en 2005.
L'agence de presse semi-officielle Mehr, citant un responsable de l'organisme public chargé des privatisations, précise qu'il s'agit de la plus importante transaction boursière jamais réalisée depuis la création de la république islamique.
Deux consortiums iraniens étaient en lice pour prendre le contrôle de Telecommunications Company of Iran (TCI) et c'est Etemad Mobin qui l'a emporté, explique Mehr. Un troisième candidat a été disqualifié pour des raisons de sécurité, a précisé l'agence Isna.
L'agence officielle Irna a rapporté pour sa part qu'Etemad Mobin appartenait à la fondation coopérative des Gardiens de la révolution.
Mehdi Aghdaie, directeur adjoint de l'agence des privatisation, a précisé que la valeur de la participation cédée représentait environ 10% de la capitalisation boursière totale du marché iranien.
ACCÈS DIFFICILE POUR LES ÉTRANGERS
L'économie iranienne reste dominée par l'Etat mais le gouvernement s'efforce actuellement d'accélérer les privatisations.
L'an dernier, le directeur de la Bourse de Téhéran avait déclaré à Reuters que plusieurs investisseurs étrangers avaient manifesté leur intérêt pour une éventuelle prise de contrôle de TCI.
Mais en raison des tensions diplomatiques liées au programme nucléaire iranien, les analystes estiment que les privatisations devraient, pour l'essentiel, se traduire par des transferts de participations entre entreprises publiques iraniennes.
Le groupe sud-africain MTN Group, numéro un des télécoms en Afrique subsaharienne, est toutefois implanté en Iran, où il possède 49% d'Irancell, un opérateur mobile concurrent de TCI.
Les Gardiens de la révolution ont été très actifs dans la politique de reconstruction du pays lancée après la guerre contre l'Irak. Leurs investissements s'étendent maintenant à de nombreux secteurs incluant l'import-export, le pétrole et le gaz, la défense, les transports et la construction.
Selon le Trésor américain, ils ont noué des liens avec des entreprises représentant plusieurs milliards de dollars de chiffre d'affaires.
L'an dernier, le Fonds monétaire international (FMI) avait jugé que le processus de privatisations iranien s'était accéléré mais que, "en raison du manque de grands investisseurs privés, de nombreuses entités contrôlées par l'Etat avaient été acquises par des institutions du secteur quasi-public par le biais de paiements non-numéraires ou différés".
Hashem Kalantari, avec Hossein Jaseb, version française Marc Angrand
lundi, septembre 28, 2009
Menaces de nouvelles sanctions contre l'Iran
"Des sanctions qui ne serviront rien"
Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux semblent décidés à mettre la pression sur Téhéran. Mais, en ne se concentrant que sur le dossier nucléaire, Obama risque d’échouer.
28.09.2009 | Roger Cohen | The New York Times
La France et l’Allemagne se sont affrontées à trois reprises en soixante-dix ans avant que ne leur vienne l’idée brillante d’intégrer leur problème à quelque chose de plus grand : la Communauté européenne. Les Etats-Unis et l’Iran n’ont jamais été en guerre, mais leurs relations sont marquées par une méfiance psychopathologique. Ils n’ont qu’à s’inspirer des Français et des Allemands, en élargissant le contexte de leurs rapports. Les révélations sur une deuxième usine d’enrichissement d’uranium construite en secret par l’Iran ne modifient pas l’équation nucléaire, si cette dernière se mesure à la capacité du pays à fabriquer une bombe. Ce qui a changé, c’est la psychologie du programme nucléaire iranien. La méfiance était déjà profonde, elle est désormais sans fond. Avec l’usine d’enrichissement de Natanz, capable d’accueillir 54 000 centrifugeuses (à peine plus de 8 000 s’y trouveraient), et alors que son unique centrale nucléaire en est encore au stade expérimental, l’Iran n’a manifestement pas 54 000 raisons de creuser dans le flanc d’une montagne près de la ville sainte de Qom pour en installer 3 000 de plus.
Téhéran veut disposer d’une option nucléaire militaire bien que la réalité suscite autant sa nervosité que son hésitation. Le projet nucléaire de Qom est révélateur de l’état d’esprit qui règne chez les dirigeants iraniens. Le programme d’enrichissement est dorénavant sacré car il symbolise l’indépendance du pays, un peu comme la nationalisation du secteur pétrolier dans les années 1950. Les usines de Natanz et de Qom ont pour effet de précipiter la menace de nouvelles sanctions. Nicolas Sarkozy a évoqué l’idée de les imposer en décembre si aucun “changement en profondeur” n’était constaté. Le président Obama, qui préfère laisser le côté va-t-en-guerre aux Européens, a évité le mot “sanction”, mais s’est montré aussi sévère que possible. Toutefois, plus que les mots, ce sont les absents qui ont pesé lourd. L’Iran se serait immédiatement repris si Obama avait eu à ses côtés les dirigeants de l’Allemagne, de la Russie et de la Chine. Ces trois pays sont les principaux partenaires commerciaux de l’Iran. La chancelière Angela Merkel n’a pas trouvé le temps. La Russie a fait part de ses “inquiétudes sérieuses”. La Chine a grommelé quelque chose à propos du “dialogue”. Un peu faible, en guise de ferme résolution.
J’ai déjà dit que les sanctions ne marcheront pas. Ray Takeyh, qui a travaillé sur l’Iran avec Dennis Ross au ministère des Affaires étrangères avant de perdre son emploi, en août, m’a expliqué que “les sanctions, c’est la solution pour se donner bonne conscience”. Bonne conscience, parce qu’on a le sentiment d’avoir fait quelque chose, mais cela n’aide guère. Dans cette affaire, les sanctions n’aideront effectivement pas, pour quatre raisons. Un : l’Iran est immunisé contre les sanctions. Il vit avec depuis des années, et Dubaï lui permet d’importer des produits au prix d’une surtaxe tolérable. Deux : la Russie et la Chine ne soutiendront jamais des sanctions autrement que du bout des lèvres. Trois : ce n’est pas en interrompant les ventes d’essence que l’on sape un symbole presque sacré, à savoir la puissance nucléaire. Quatre : les sanctions alimentent le complexe de persécution qui permet au régime iranien de prospérer. “On ne parle jamais vraiment de l’efficacité des sanctions car, dans ce cas, on ne se retrouve qu’avec deux possibilités : une frappe militaire ou un Iran nucléarisé, ce dont personne ne veut. Par conséquent, la réponse est : imposons d’autres sanctions ! C’est un débat biaisé”, affirme d’ailleurs un haut responsable du ministère des Affaires étrangères allemand.
La malhonnêteté est un élément inévitable du programme nucléaire iranien. Téhéran pratique la dissimulation. Israël, à l’origine de l’ambiguïté nucléaire dans la région, a répété à l’envi depuis le début des années 1990 que les Iraniens étaient sur le point d’avoir la bombe. Or, à en croire les renseignements américains, il leur faudra encore quelques années. Nous avons donc bel et bien le choix : soit nous procédons à une frappe militaire, soit nous acceptons de vivre avec un Iran nucléarisé. Mais qu’est-ce qu’un “Iran nucléarisé” ? Est-ce un Iran qui dispose d’armes atomiques – développement dangereux s’il en est – ou bien un Iran dont les installations d’enrichissement sont supervisées par l’AIEA ? Je pense qu’un enrichissement sous surveillance sur le territoire iranien, au nom de ce qu’Obama a appelé le “droit” de l’Iran à “une énergie nucléaire pacifique”, constitue une base possible pour parvenir à un accord qui mettrait un terme à la militarisation. Zéro enrichissement, aujourd’hui, ce n’est plus envisageable. Pour éviter que ne soient votées des sanctions stériles, les Etats-Unis ne doivent pas oublier qu’il faut élargir le contexte. Le régime iranien est faible. Son désarroi a une fois de plus été patent.
William Burns, le sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires politiques, qui assiste aux discussions multilatérales avec l’Iran, se doit d’ouvrir en parallèle des négociations directes avec Téhéran, du moins sur l’Afghanistan et l’Irak (où les intérêts des deux pays sont souvent convergents), le Hezbollah et le Hamas (où ce n’est pas le cas), les droits de l’homme, les actifs iraniens bloqués, les relations diplomatiques, les accords de sécurité régionaux, le trafic de drogue, la lutte contre Al-Qaida, les visas et la libre circulation des personnes. Isolées, les discussions sur le nucléaire sont vouées à l’échec ; intégrées à un cadre plus général, peut-être qu’elles ne capoteront pas. L’Iran souffre d’un complexe vis-à-vis de l’Amérique, source de son sentiment d’humiliation. Son programme nucléaire a avant tout pour but de renouer avec son orgueil national. Il faut résoudre ce complexe pour freiner le programme. Il faut trianguler, penser en grand. Penser Union européenne, pas traité de Versailles.
dimanche, septembre 27, 2009
Point sur les sanctions en vigueur contre l'Iran
L’Iran a été sanctionné par les résolutions 1737 , 1747 et 1803 adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, respectivement le 23 décembre 2006, le 24 mars 2007 et le 3 mars 2008.
Une nouvelle résolution (1835) a été adoptée le 27 septembre 2008 qui réaffirme les résolutions précédentes.
Les résolutions 1737 , 1747 et 1803 ont été mises en œuvre par l’Union européenne (via les Positions communes 2007/140/PESC du 27 février 2007, 2007/246/PESC du 23 avril 2007,
2008/479/PESC du 23 juin 2008, 2008/652/PESC du 7 août 2008 et le Règlement (CE) 423/2007 du 19 avril 2007 et sa modification (CE) 1110/2008 du 10 novembre 2008).
Ces sanctions concernent principalement les domaines nucléaire et balistique, ainsi que les exportations d'armement. Elles prévoient notamment le gel des avoirs et des transactions de certaines banques iraniennes (Sepah et Melli) et appellent les Etats à la vigilance et à la retenue en matière de financements et d’assurance crédit.
Par ailleurs, dans un communiqué publié le 11 octobre 2007, le groupe d’action financière (GAFI) a exprimé sa préoccupation sur l’absence en Iran « d’un système complet de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme » et a appelé les institutions financières à appliquer des vigilances renforcées à l’égard des transactions financières de leurs clients en provenance ou à destination de l’Iran. Ce communiqué a été relayé le 19 octobre 2007 par le G7 qui a estimé souhaitable que les institutions financières prennent en compte les risques afférants à l’Iran.
De plus, un communiqué de la DGTPE, appelant les personnes assujetties aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et en particulier les institutions financières, à la mise en œuvre de vigilances renforcées sur les opérations en provenance ou à destination de l’Iran et de l’Ouzbékistan, est diffusé sur le site du ministère : http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/dgtpe/sanctions/iran/c0811.pdf
- l’avis du 16 mai 2007, aux importateurs et exportateurs en provenance et à destination de l'Iran
- les résolutions de l’ONU 1737 , 1747, 1803 et 1835
- les règlements européens successifs 140, 242, 246, 423, 618, 1110
- Décret_n°2008-83_du_24_janvier_2008
- les positions européennes communes :
- 2007/140/PESC du 27 février 2007,
- 2007/246/PESC du 23 avril 2007,
- 2008/479/PESC du 23 juin 2008,
- 2008/652/PESC du 7 août 2008
Voir aussi : http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/dgtpe/sanctions/sanctionsiran.php
lundi, juin 22, 2009
Google et Facebook se mettent au persan
Iran : Google et Facebook se mettent au persan
par la rédaction, ZDNet France. Publié le 19 juin 2009
Tags: Twitter, Facebook, Google
Stratégie - Google Translate et Facebook supportent tous les deux le persan, langue parlée par 60 millions d'Iraniens. Le but étant d’offrir de nouveaux moyens d’expression aux opposants. Et aussi de rejoindre Twitter qui a devancé tout le monde…
Le vent de liberté et de contestation qui souffle actuellement en Iran a déjà produit une petite révolution dans le monde des réseaux sociaux.
Après Twitter, voilà que Google et Facebook volent à leur tour au secours des opposants iraniens, qui contestent les résultats des votes et la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Ainsi, le service de traduction Google Translate et Facebook viennent-ils d'annoncer prendre en charge le persan, la langue officielle en Iran. Autant de nouvelles armes face à la censure du pouvoir iranien sur les moyens de communication (courriels, SMS...).
Depuis le début du mouvement de contestation du scrutin présidentiel, les opposants se sont vite rabattus sur Twitter devenu en quelques jours l'un des derniers relais de cette contestation. Le site de micro blogging est devenu tellement vital que le gouvernement américain serait même intervenu pour qu'il reporte une opération de maintenance.
Sans préjuger des louables intentions qui animent Google et Facebook, on ne peut éviter d'y voir le formidable coup de communication qui découle de ces initiatives. On ne peut que souhaiter que cela se poursuive et s'étende aux trop nombreux pays dans lesquels les droits de l'homme sont bafoués. (Eureka Presse)
dimanche, mars 29, 2009
Iran-Chine : un contrat qui dérange
La Chine doit aider l'Iran à exploiter ce gisement, qualifié de plus grande réserve de gaz naturel du monde, rapporte le webzine iranien Mardomak. Le contrat prévoit la production de 10 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) sur une durée de trois ans.
Les médias iraniens se sont fait largement l'écho de cette nouvelle. Ce contrat montre que la Chine n'est pas très sensible aux appels lancés récemment par le président américain Barack Obama, qui a renouvelé les sanctions américaines contre l'Iran. Il a également demandé aux autres pays de ne pas coopérer avec la République islamique, car elle refuse de suspendre son programme nucléaire, malgré plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies en ce sens.
lundi, mars 02, 2009
Iran-Mexico want to expand relations
Iran has expressed readiness to explore possibilities to expand tourism and energy cooperation with Mexico.
Ali Reza Salari, Iran's deputy foreign minister for the Americas said on Friday that the Iranian delegation visiting Mexico is to study greater possibilities for realizing new potentials in trade and tourism with the Latin American nation.
"With Mexico, there is absolutely no political problem between us. No cultural problems. It shows we have many shortcomings in our trade relations," Salari said.
He said the annual trade with Brazil is USD 2b, while the annual trade with Mexico stands at a low of merely USD 50m.
As the pro-US government of Mexico tries to find other markets outside the US, Iran may have more opportunities to start new business ventures.
The Islamic Republic has boosted ties with Latin American countries with hundreds of Iranian engineers working in Venezuela's housing projects.
Tehran has also opened new embassies in Nicaragua and Bolivia.
RZS/HAR
vendredi, décembre 12, 2008
Coup de froid diplomatique entre Paris et Téhéran
Coup de froid diplomatique entre Paris et Téhéran
par Nicolas Falez - RFI
C’est la télévision iranienne qui le rapporte : Bernard Poletti, ambassadeur de France à Téhéran, a reçu ce mercredi 10 décembre 2008 une « mise en garde » de la part du gouvernement iranien. Les dirigeants la République islamique n’ont visiblement pas apprécié les propos de Nicolas Sarkozy cette semaine, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. « Impossible de serrer la main à quelqu’un qui a osé dire qu’Israël devait être rayé de la carte » a dit le Chef de l’Etat français, en référence aux déclarations répétées du président iranien Ahmadinejad sur ce thème. Toujours selon la télévision iranienne, l’ambassadeur de France s’est vu signifier que ces propos étaient « irréfléchis » et qu’ils pouvaient avoir des « conséquences dans les relations ente les deux pays ». Ce coup de froid intervient alors que la relation Paris-Téhéran est déjà très éprouvée par la crise du nucléaire.
Les dernières rencontres bilatérales de haut-niveau entre dirigeants français et iraniens datent de 2005. Cette année-là, plusieurs personnalités ont été reçues à Paris, y compris le président iranien de l’époque Mohammed Khatami, lui-même. Que s’est-il passé depuis ? Le réformateur Khatami a été remplacé par l’ultra-conservateur Ahmadinejad. L’Iran a repris l’enrichissement d’uranium dans le cadre d’un programme nucléaire jugé hautement suspect par les Occidentaux, s’attirant ainsi plusieurs séries de sanctions internationales votées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Enfin, Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les déclarations tonitruantes à l’égard d’Israël, prédisant la destruction de l’Etat hébreu. Des propos qui ont à chaque fois été suivis de nombreuses critiques internationales.
L’Iran doté de la bombe ? « Inacceptable » pour Nicolas Sarkozy
Dans le dossier nucléaire, la France a activement contribué à la politique « de la carotte et du bâton » que mène le groupe des Six, soit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) plus l’Allemagne. Le bâton, ce sont les sanctions internationales. La carotte, l’offre de coopération que les Six ont posée sur la table pour tenter d’obtenir de l’Iran qu’il suspende l’enrichissement d’uranium. La position actuelle de la France dans cette affaire a été clairement énoncée par le président Sarkozy, quelques mois après son élection en 2007 : « Un Iran doté de l’arme atomique est pour moi inacceptable » avait affirmé le chef de l’Etat, avant d’évoquer « une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran » (par Israël ou les Etats-Unis). Ce discours très ferme de Paris est peu apprécié à Téhéran. Dès lors, chaque geste irrite. Ce fut le cas en janvier 2008 lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé la prochaine installation d’une base militaire permanente aux Emirats arabes unis, c'est-à-dire à quelques encablures des côtes iraniennes.
Mahmoud Ahmadinejad et Israël
Autre grand sujet de friction entre la France et l’Iran : les déclarations répétées de Mahmoud Ahmadinejad concernant Israël. L’Iran et l’Etat hébreu n’ont aucune relation diplomatique depuis la Révolution islamique de 1979 et chaque semaine, des dizaines de milliers d’Iraniens scandent « Mort à Israël » lors de la très politique grande prière du vendredi. Mais depuis l’élection de l’actuel président iranien en 2005, ce dernier n’a de cesse de prédire la fin de l’Etat d’Israël, qualifié de « germe de corruption » ou de « souillure infâme » devant être « rayé de la carte ». Sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, cette rhétorique a par ailleurs pris une nouvelle dimension puisque le président iranien a organisé à l’automne 2006 une « conférence » durant laquelle les orateurs ont remis en cause l’existence de la Shoah, l’extermination de six millions de juifs en Europe par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Là encore, la France condamne chacune de ces saillies. Ce fut donc encore le cas cette semaine, dans le discours présidentiel à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Droits de l’homme
La situation des droits de l’homme en Iran est un autre sujet de tension entre Paris et Téhéran. Les exécutions capitales en Iran (317 en 2007) et notamment les pendaisons de mineurs, les discriminations envers les minorités religieuses ou encore le statut des femmes iraniennes ont été critiqués par la présidence française de l’Union européenne. Ces sujets sensibles furent à l’origine du précédent coup de froid en date entre Paris et Téhéran, en octobre dernier : l’ambassadeur d’Iran en France a été convoqué au ministère français des Affaires étrangères… alors que l’ambassadeur de France en Iran connaissait le même sort à Téhéran !
Et en 2009 ?Une relation tendue depuis plusieurs années, susceptible de se crisper à la moindre occasion… néanmoins, la France préconise le dialogue avec l’Iran dès lors qu’il s’agit d’apaiser les tensions régionales. Ce fut le cas en 2007 lorsqu’un émissaire français (Jean-Claude Cousserand) a multiplié les voyages dans la région – et notamment à Téhéran - pour tenter de trouver une issue à la crise politique libanaise. Ce sera encore le cas en cette mi-décembre 2008 à Paris, avec l’organisation d’une conférence consacrée à l’Afghanistan : l’Iran fait partie des pays voisins invités.
Reste à découvrir l’équation nouvelle qui naîtra en 2009. D’abord avec l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, fin-janvier. Le président élu des Etats-Unis a préconisé le dialogue avec l’Iran pour tenter de surmonter la crise du nucléaire, tout en reprenant à son compte la formule de « la carotte et du bâton ». Si demain Washington initie un dialogue historique avec Téhéran quelle sera la place des Européens – et notamment des Français - dans cette nouvelle configuration ? Autre inconnue de 2009 : l’élection présidentielle iranienne du mois de juin. Mahmoud Ahmadinejad sera-t-il candidat à sa propre succession ? Si oui, l’emportera-t-il ? Et s’il est battu, son successeur appellera-t-il lui-aussi à la disparition d’Israël ?