samedi, février 18, 2006

China Rushes Toward Oil Pact With Iran

SHANGHAI, Feb. 17 -- China is hastening to complete a deal worth as much as $100 billion that would allow a Chinese state-owned energy firm to take a leading role in developing a vast oil field in Iran, complicating the Bush administration's efforts to isolate the Middle Eastern nation and roll back its nuclear development plans, according to published reports.

The completion of the agreement would advance China's global quest for new stocks of energy. It could also undermine U.S. and European initiatives to halt Iran's nuclear plans, possibly generating friction in China's relations with outside powers.

Caijing, a financial magazine based in Beijing, reported Thursday on its Web site that a Chinese delegation comprising officials from the National Development and Reform Commission -- a top economic policy body -- intends to visit Iran as soon as next month to conclude an agreement. The deal would clear China Petroleum & Chemical Corp., also known as Sinopec, to develop the Yadavaran oil field in southwestern Iran.

China and Iran are attempting to swiftly conclude a deal in the next few weeks, ahead of the possible imposition of international sanctions against Iran, according to a report published in Friday's editions of the Wall Street Journal. The report relied on unidentified Iranian government officials. Sanctions could hinder Chinese investments in Iran.

Trade between Iran and China has grown quickly, though it remains relatively small, increasing from $1.2 billion in 1998 to about $10 billion last year, according to China's Ministry of Commerce.

Chinese officials declined to comment, and calls to Sinopec's offices went unanswered. In a written statement, the Iranian Embassy in Beijing asserted that the two nations have been working together on energy development "following the rule of mutual benefits and respect in all bilateral cooperation."

A deal would cement a memorandum of understanding signed by China and Iran in October 2004. The framework agreement includes a pledge that Sinopec will develop the Yadavaran field in exchange for the purchase of 10 million tons of liquefied natural gas a year for the next quarter-century.

Analysts in China said the deal should primarily be seen as part of China's global reach for new energy stocks to fuel its development -- a drive that has in recent years led Chinese companies to invest in Indonesia, Australia, Venezuela, Sudan and Kazakhstan. China is now locked into a high-stakes competition with Japan for access to potentially enormous oil fields in Russia.

But the speed with which China and Iran are moving to conclude their agreement and begin development appears to signal China's intent to limit the U.S.-led drive for sanctions against Iran to curb what Washington describes as Iran's rogue effort to develop nuclear weapons.

As one of the five permanent members of the United Nations Security Council, China can veto a sanction proposal at the U.N., or threaten to do so to restrict the bite and breadth of such an initiative.

"The timing is really interesting," said Shen Dingli, an international relations expert at Fudan University in Shanghai. "China and Iran appear to be collaborating not only for energy development but also to increase the stakes in case sanctions are imposed. This is a subtle message that even if sanctions are passed, you could have limited sanctions without touching upon oil."

China's voracious appetite for energy is increasingly guiding its foreign policy. It has used the threat of a Security Council veto to limit sanctions against Sudan, the African nation in which China's largest energy firm, China National Petroleum Corp., is the largest investor in a government-led oil consortium. China is the largest buyer of Sudan's oil, as well as the number-one supplier of arms to Sudan. The Sudanese government has been accused of massacring villagers to clear land for further energy development and of committing genocide in the western region Darfur.

China's pursuit of an energy deal comes as Iran has announced the resumption of its uranium enrichment program. Iran says this work is merely aimed at generating energy, while the Bush administration asserts that it is a precursor to the development of nuclear weapons.

China has urged Iran to halt its nuclear plans. But China's aggressive pursuit of an oil deal with Iran underscores how energy security has become a paramount concern for the Chinese government at a time of relentless industrial growth. Government forecasts show China's demand for imported crude oil growing from about one-third of its total needs to about 60 percent by 2020.

Analysts assume that the Iranian field could produce as much as 300,000 barrels of oil per day, making it one of the larger overseas operations for a Chinese company. Sinopec would hold a 51 percent stake in the Yadavaran project, according to the Caijing report, while India's Oil and Natural Gas Corp. would hold 29 percent. The rest of the venture would be divided among Iranian companies and perhaps other outside investors.

By Peter S. Goodman
Washington Post Foreign Service
Special correspondent Eva Woo and the Associated Press contributed to this report.
Saturday, February 18, 2006; D01

vendredi, février 17, 2006

Ouverture du débat budgétaire au Parlement

Le Président Ahmadinejad a présenté le 15 janvier au Parlement son projet de
loi de finances pour l’année 1385 du calendrier iranien (21 mars 2006 au 20
mars 2007).

Dans son discours le Président a rappelé les principes qui sous tendent ce projet
de budget : la justice sociale, le service à la nation et le développement du pays.

Le chef de l'exécutif s'est assigné les objectifs macroéconomiques suivants :
- une croissance du PIB de 6,5% (contre 5,8% pour l'année en cours)
- une croissance de 9,4% des investissements (contre 7,5%)
- une réduction modeste de l'inflation qui passerait de 14 % à 13,5%
- une baisse de la pauvreté, (l'indice Gini des inégalités devant passer de 0,45 actuellement à 0,40)

Ce budget est par ailleurs fondé sur une légère appréciation du rial par rapport au dollar (8 950 rials pour un dollar contre 9 095 cette année) et sur un prix du
baril de pétrole de 40 dollars.

Le montant total du budget proposé par le gouvernement s'élève à 218,6 Mds USD, soit +25% par rapport au budget de l'année en cours (2005/2006). Ce chiffre, qui équivaut quasiment à la totalité du PIB iranien, inclut non seulement
- le budget de l'Etat proprement dit mais aussi les dépenses des entreprises et des banques publiques.
- le budget de l'Etat hors entreprises publiques est de 70,3 Mds USD (+12,2% par rapport à 2005/2006)le budget des sociétés publiques et des banques est quant à lui de 154,8Mds USD (+32,8% par rapport à 2005/2006)

Si l'on compare ce projet de budget à celui adopté l'année dernière, les dépenses de fonctionnement de l'Etat, libellées en dollars, seraient quasiment stables à 42 Mds USD tandis que les dépenses de développement passeraient de 17 à 24 Mds USD, en progression de 40%.

- Les recettes non pétrolières du gouvernement s'élèveront à 27 Mds USD, soit seulement 12%du PIB et seraient en diminution de 17% par rapport au budget adopté pour le précédent exercice tandis que les recettes pétrolières atteindraient 18 Mds USD contre 15 Mds initialement prévues pour 2005/2006.

- Les investissements des sociétés publiques sont évalués à 37,6 Mds USD, soit +28,4% par rapport à 2005/06

- Le déficit du budget de l'état serait de 20 Mds USD, soit environ 9% du PIB.

Toutefois, grâce à une ponction prévue de 16 Mds USD sur le Fonds de réserve pétrolier (OSF), il serait en principe ramené à 1,8% du PIB contre probablement 2,5% pour l'année en cours.

Le montant total des subventions hors produits pétroliers raffinés serait de 7 Mds USD, contre 5 Mds USD initialement prévus pour l'année en cours. A quoi il conviendra de rajouter les subventions sur les carburants non estimées dans le projet de loi. Le gouvernement prévoit d'importer pour 4 Mds USD d'essence et un budget de 2,25 Mds USD serait prévu pour rénover et augmenter la capacité de
production des raffineries.

Il convient de noter que le premier poste de dépenses est constitué par les crédits directement alloués aux provinces, qui passent de 9,2 à 14,5 Mds USD, en augmentation de près de 54 %, et qui regroupent des dépenses de nature très différente non ventilées par ministères. C'est ainsi que, par exemple, l'essentiel des dépenses de l'Etat dans le domaine de l'éducation est inclus dans ces crédits aux provinces, le budget du ministère central de l'éducation étant seulement de 600 MUSD. Il en est de même pour le logement dont une grande partie des dépenses sont décentralisées : le budget (fonctionnement et investissement) de ce ministère n'est que de 364 MUSD (en hausse néanmoins de 50%) alors que l'Organisation du budget et du plan annonce une subvention de 569 MUSD pour faciliter l'accès à des logements bon marché.

Les secteurs les mieux dotés sont :

- la défense avec 6,7 Mds USD (en augmentation de 28%) dont 950 MUSD d'investissements,

- la santé : 6,2 Mds USD (+ 35%) dont 2,9 Mds USD d'investissements, l'énergie et l'eau : 4,2 Mds USD (+53%) dont 4Mds USD d'investissements,

- le bien être social: 2,2 Mds USD (+19%) dont 124 MUSD d'investissements,

- les transports et les routes : 2,1 Mds USD (+44%) dont 2 Mds USD d'investissements comprenant 569 MUSD pour les chemins de fer

- l'agriculture : 1,2 Md USD (+11%) dont 887 MUSD d'investissements, les sciences, la recherche et la technologie : 1,8 Md USD (+37%) dont 819 MUSD d'investissements,

- la police: 1,4 Md USD (+36%) dont 200 MUSD d'investissements.

jeudi, février 16, 2006

Nominations au Ministère du pétrole

Dr Kazen Vasiri Hamaneh, confirmé au poste de ministre du pétrole le 11
décembre dernier, vient de procéder aux nominations suivantes :
M. Gholam Hossein Nozari, vice-ministre, directeur général de la
compagnie pétrolière nationale NIOC : diplômé en ingénierie
pétrolière et en management industriel, il occupait précédemment les
fonctions de directeur général de ICOFC (Iranian central oil fields
M. Seyed Reza Kassaiezadeh, vice-ministre, directeur général de la
compagnie gazière nationale NIGC : diplômé en ingénierie
mécanique, il était jusqu’alors directeur général de la filiale ingénierie
et construction NIOEC de NIORDC,
M. Mohammad Hadi Nejad Hosseinian, vice-ministre en charge des
affaires internationales et de la Caspienne : diplômé de l’université G.
Washington, il occupait les mêmes fonctions dans le précédent
gouvernement mais ses compétences ont été élargies aux affaires de la
mer Caspienne,
M. Mohammad Reza Nematzadeh, vice-ministre, directeur général de
la compagnie nationale de raffinage et de distribution (NIORDC) :
diplômé de l’université polytechnique de Californie et de Berkeley, il
était directeur général de NPC sous la précédente administration,
M. Asghar Ebrahimi Asl, vice-ministre, directeur général de la
compagnie nationale de pétrochimie NPC : ancien membre du conseil
d’administration de la NIOC, il a occupé des postes très divers
(gouverneur d’Ahwaz, directeur du métro de Téhéran puis de la
compagnie des eaux) et était, jusqu’alors, responsable pour Petropars
du développement des phases 4 et 5 de South Pars.
M. Mohammad Reza Moghaddam, vice-ministre en charge de la
planification : il était précédemment directeur de la planification chez
M. Ali Mohammadi, vice-ministre chargé de la coordination.
Le ministre a également nommé MM. Seifollah Jashnsaz, Alireza Zeighami et
Mohammad Sadegh Bakhshian respectivement directeur général de NISOC,
d’ICOFC et directeur administratif de NIOC. Ces nominations de
professionnels expérimentés, issus du sérail (deux étaient déjà vice-ministres
sous la précédente administration), sont des signes plutôt rassurants dans un
contexte d’incertitude qui depuis plusieurs mois nourrissait les rumeurs d’une
réforme de grande ampleur du management pétrolier et gazier iraniens.

mardi, février 14, 2006

Iran seeks more gas from Turkmenistan

Iran seeks more gas from Turkmenistan

Eric Watkins
Senior Correspondent

LOS ANGELES, Feb. 13 -- Iran wants to increase its imports of natural gas from Turkmenistan and will accept a higher price, according to Iranian Foreign Minister Manuchehr Motaki.

"Iran wants a considerable enlargement of Turkmen natural gas imports and is ready to make proposals to Turkmenistan," he told Turkmen President Saparmurat Niyazov by telephone on Feb. 12.

Motaki said Iran accepts a Turkmen bid to increase the gas price. He said an Iranian delegation will soon visit Turkmenistan to sign a contract.

Preliminary negotiations about the suggested increase of the Turkmen gas price from the current $42-60/1,000 cu m were held in Ashgabat on Feb. 3.

According to the Turkmen Oil and Gas Ministry, Turkmenistan delivered 5.8 bcm of gas to Iran in 2005. Contracts signed last year call for the supply of 8 bcm in 2006. Last month, Iran received about 786 million cu m of Turkmen gas.

Turkmenistan produced 7.03 bcm of gas in January, up 24% over last year, according to the country's National Statistics and Information Institute. Gas exports grew 28%.

In addition to Iran, contracts signed late last year stipulate the delivery of 30 bcm of Turkmen gas to Russia and 40 bcm to Ukraine in 2006.